Il paraît évident que plus nous passons du temps dans les transports et moins nous nous sentons bien au travail. Pour sa cinquième édition, le baromètre Paris Workplace réalisé par SFL en partenariat avec l’IFOP évalue l’impact de la mobilité sur le bien-être des salariés et la performance de l’entreprise. Cette mobilité est abordé sous plusieurs angles :

  • les trajets du domicile au travail ;
  • la mobilité dans le quartier des bureaux ;
  • l’importance du bureau.

Cette année, l’échantillon se compose de 1 922 salariés représentatifs de l’ensemble des salariés franciliens (Paris et petite couronne) travaillant dans un bureau d’entreprises de plus de 10 salariés. 90 questions ont été posées selon les thèmes cités ci-dessus.

Les trajets domicile/travail et les conséquences sur l’entreprise

49% des salariés franciliens estiment que leur trajets sont désagréables, notamment ceux qui se déplacent en RER ou en train. Les salariés effectuant un temps de trajet de plus de 60 minutes sont également ceux qui estiment que leur trajet est désagréable, ce qui paraît évident.

De plus, le temps de transport impacte massivement la performance des entreprises. Plus le temps de trajet est long, moins les salariés se sentent bien au travail. Les salariés les plus proches, moins de 40 min de trajet domicile-travail, passent en moyenne 16 minutes de plus au bureau par jour, soit 8h36 au lieu de 8h20 pour les salariés mettant plus de 40 minutes de trajet pour se rendre à leur travail. Cela équivaut à 8 jours de travail de plus sur une année pour les personnes les plus proches de leurs bureaux.

La 3ème conséquence de ces longs trajets est la cohésion sociale au sein des entreprises. Les salariés habitant à plus de 40 minutes de trajet sont 2 fois moins nombreux à rester pour passer un moment avec leurs collègues après le travail.

Tout cela implique que les personnes ne se sentant pas bien dans leur entreprise et qui ont plus d’une heure de transport ne se projettent pas à long terme et pensent quitter leur entreprise dans les 5 ans.

La mobilité et ses effets au quotidien

Les modes de travail mobiles sont encore minoritaires, mais loin d’être marginaux. En effet, 34% des salariés travaillent hors du bureau au moins une fois par mois, et 35 % disent travailler à deux endroits ou plus sur leur lieu de travail, au cours d’une journée type.

Les salariés les plus mobiles sont aussi les plus heureux au travail, avec une note de bien-être de 7,1/10 contre 6,5/10 pour la moyenne des salariés.

Ces salariés mobiles travaillent plus souvent en équipe, font plus confiance aux autres, considèrent certains de leurs collègues comme des amis.

Le travail mobile va devenir une nouvelle norme sous la pression des jeunes salariés qui imposent de nouveaux standards. Ils peuvent beaucoup plus s’absenter de leur bureau au cours de la journée pour des raisons personnelles telles que : une course dans le quartier, un rendez-vous médical, un aller-retour au domicile.

Le bureau et la localisation font partie du package lorsqu’ils sélectionnent le poste qu’ils souhaitent occuper.

L’importance du bureau des salariés super-mobiles

Les salariés super-mobiles sont ceux qui travaillent en dehors du bureau au moins une fois par semaine, à deux endroits minimum par jour et qui ont un rdv professionnel à l’extérieur par semaine.

Ces super-mobiles passent moins de temps au sein de l’entreprise et sont les plus satisfaits des bureaux. En effet, ils perçoivent leurs bureaux comme un lieu de vie et pas seulement comme un lieu de travail.

Ces salariés ressentent d’une manière plus importante que les bureaux apportent un pouvoir sur la vie de l’entreprise et ont un impact sur :

  • l’esprit d’équipe ;
  • le bien-être ;
  • la performance de l’entreprise ;
  • le recrutement.

Les super-mobiles choisissent des quartiers centraux, accessibles en transports et où il fait bon vivre.

 

Source – ComptaOnline

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